Télétravail contraint en période de confinement

L’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) a publié une synthèse de son enquête : teletravail-en-confinement-les-premiers-chiffres-cles : après 2 mois de mise en ligne, la consultation a recueilli les réponses de 8675 personnes, 72% de femmes, 44% moins 45 ans, 56% du secteur privé, 41% travaillant dans une structure de plus de 500 personnes et 35% exercent une fonction managériale.

En bref

  • 67% des répondants déclarent disposer d’un environnement matériel adapté à la pratique du télétravail
  • 68% ont eut des objectifs adaptés ou redéfinis (résultats ou délais)
  • 61% seulement ont déclaré être en mesure de réaliser l’ensemble de leurs tâches ou missions habituelles dans ce contexte de télétravail
  • 48% ont le sentiment de travailler plus, 33% de travailler moins
  • 50% des répondants déclarent être plus fatigués qu’à l’ordinaire et 34% moins fatigués
  • 46% se sentent moins efficaces qu’à l’habitude, 35% plus efficaces
  • 43% déclarent que la situation n’a pas d’impact sur leur niveau d’engagement, tandis que 32% s’estiment plus engagés qu’habituellement et 25% moins engagés
  • 88% ont l’intention de télétravailler dans le futur.

La totalité de l’enquête est disponible https://www.anact.fr/file/9844/download

Télétravail : la COVID a changé la donne

« La pandémie a mis en place la plus grande expérience de télétravail jamais tentée, et les gens se sont rendu compte que ça marchait », estime Peter Cheese, directeur du Chartered Institute of Personnel and Development, l’organisme représentant les professions de ressources humaines au Royaume-Uni. Pour lui, c’est une évidence : « Nous sommes en train de vivre un changement de long terme. » Même une fois le Covid-19 sous contrôle, on ne reviendra pas au travail systématique au bureau.

A travers l’Europe, la révolution du télétravail